Depuis le XVIIIe siècle, le consensus savant est à la critique acerbe de Denys le Petit, ce moine du VIe siècle qui a fixé notre ère chrétienne, en l’accusant avec Képler d’une erreur de calcul de 4 à 7 ans. Hérode décédé en -4, Jésus poursuivi par lui ne pouvait qu’être déjà né.


Sans évoquer une possible erreur de calcul des Savants astronomes de l’époque survenant en Judée avant la naissance (l’étoile serait alors une configuration très particulière du ciel et non un astre spirituel), on peut :
– considérer Hérode comme un titre et non un personnage à l’image de Pharaon ou César ;
– ou tenir compte du double calendrier en usage à Rome (signalé par H. Horowitz en s’appuyant sur les travaux d’érudition de Léo Homo dans « Histoire romaine » ) ;
– ne pas s’étonner d’un « trou documentaire » d’une demi-douzaine d’années dans la chronologie romaine au tournant de notre ère (signalé par le fondateur de l’historionomie) . Trou, si avéré, causé par le passage d’un calendrier à l’autre ?
– prendre en compte le fait que le texte de Josèphe sur la mort d’Hérode est susceptible de plusieurs interprétations (par exemple H. Horowitz en déduit la date -fruit de 50 ans d’études personnelles-… de 6 après J.-C. !) ;
– passage précis du texte en question d’ailleurs d’une autre main, semblerait-il, que celle du fameux historien essénien.
Denys le Petit aurait-il travaillé au hasard ? Il s’appuyait sans aucun doute sur des archives – aussi liturgiques assurément – aujourd’hui perdues ou occultées. Et sur un esprit personnel très supérieur peut-être à celui de bien de ceux qui le critiquent même de bonne foi.
Le Christ n’est pas né « avant lui-même » comme on l’entend souvent (en 4 ou 6 ou 7 avant J.-C.), mais précisément là où la lumière de l’étoile a rencontré l’histoire des hommes.
Pouvons-nous identifier les configurations exceptionnelles qui ont guidé les Mages ? Contrairement aux analyses profanes qui cherchent une simple comète, certains se concentrent sur les cycles de Jupiter (le Roi) et de Saturne (la Loi) en Poissons (Israël), les planètes les plus imposantes du ciel de l’époque (et de la nôtre mais non plus les seules). La position de ces astres en l’an 1 de notre ère dessine-t-elle une figure céleste qui ne laisse place à aucun doute sur la pertinence de la date fixée par Denys ?
Les Mages n’étaient pas des devins, mais des savants dont la science était ordonnée à la Vérité. Et dont la foi ne trouva guère, me semble-t-il, d’avocate plus enthousiaste que Catherine Emmrich (Qu’elle est riche ! a dit quelqu’un).
En replaçant la naissance de Jésus au cœur de cette précision astrologique, nous fermons la porte à l’occultisme pour ouvrir celle de la contemplation.
Mais en pratique, qu’en est-il ?
Passons donc en revue les différentes dates de naissance proposées et examinons les sommairement (nous aborderons à nouveau le sujet à Pâques, si Dieu le veut, pour confirmer ou non notre choix de la réhabilitation de Dyonisus Exiguus (Merci *Henriette Horowitz « Ce jour où le Christ est né » chez Repères, 2016) sous l’angle de la sciences des Etoiles.
*Il est clair qu’elle ne cautionnerait en bonne catholique absolument rien de ce qui va suivre.
1/.- C. Emmerich, M. D’Agreda, M. Valtorta, etc. …??
2/.- La proposition que personne n’a formulé: coïncidence des deux calendriers zodiacaux et sidéraux un 25 décembre à 00h00 à Bethléem. Là, il ne s’agirait plus d’une conjonction multi-rétrograde de Jupiter et Saturne avec parfois Mars qui arrivent tous les 250 ans environ, mais de la précession des équinoxes et son cycle de 25 000 ans environ. N’y suis point parvenu entre – 100 et + 35. Défaillance logicielle ou dernière coïncidence des deux zodiaques en 397 ?

3/.- Gilles ROY ⇒ 28/02/-6, 3h34 ou 1h10 ?
C’est le thème choisi par le site Astrothème mais avec l’heure de 03h34. Gilles Roy, adepte de la même astrologie conditionnaliste que Françoise Hardy, aurait reçu cette date avec 1h10 par révélation intérieure. Sur son site, accessible il y a peu encore, il semblait très tourné vers la mystique chrétienne et les saints catholiques.
Ce thème répond aux souhaits de Kepler : Jupiter & Saturne (maître de l’Ascendant) conjoints en Poissons (Israël) avec en plus le Soleil entre ces deux astres encadrés par Uranus et Vénus, flanqués enfin de la Lune et Mercure tout proches en Verseau. A cet amas s’oppose Pluton et Mars élevés en Vierge quand Neptune culmine en Scorpion.
Ce thème est digne du Fils de l’Homme conquérant qu’attendaient les âmes simples ou imbues. Quel gourou aussi. Mais où est le Serviteur souffrant ? Où est le redoutable vainqueur du jeu « A qui perd gagne » qu’avait pressenti Henri Guillemin, où est le Fils du Dieu qui s’est senti responsable, et lui seul, de toutes les offenses passées, présentes et futures commises par l’humanité entière envers son Père ?

4/.-Jean AULAGNIER ⇒ 11/12/-4, 00h00, Hanouka
Il travaille sur les écrits de Maria Valtorta, que l’Église depuis peu demande aux fidèles de ne plus consulter désormais.
Le thème nous montre la même conjonction Jupiter-Lune que Jehanne, élevée ici en Taureau en 9, Soleil angulaire recevant les bons aspects de Saturne comme pour Jehanne et c’est tout si l’on veut s’en tenir à l’essentiel. Rien qui ravisse ou étonne sauf l’angularité extrême du Soleil 17° 51’ en Sagittaire sur l’axe vertical Gémeaux-Sagittaire et celle des nœuds lunaires 17° 10’ en Poissons-Vierge sur l’ axe horizontal, hôte en outre de Pluton 17°17’ à l’Ascendant en Vierge (17, TOV en hébreu, signifie BON, un des noms de Dieu et ce n’est donc pas rien. Ce nombre trois fois saint, « narcissique » (1 au cube + 5 au cube + 3 au cube = 153) renvoit aussi aux 153 poissons de la dernière pêche miraculeuse puisque, nombre « triangulaire », 1+ 2 + 3 +… + 17 = 153). Comme il s’agirait également du cent-cinquante-troisième mot de la Bible et du jour de l’aterrissage de l’Arche sur le mont Ararat, 17ème jour du 7ème mois, nous pouvons passer du premier livre de la Bible, la Genèse, au Prophète Ezéchiel 47.9-10 et là, je vous laisse chercher sur internet ce qu’en dit, parait-il, Marc Rastoin.
Nous sommes touchés par un je ne sais quoi, mais plus par quelque trait ressemblant , d’ailleurs inquiétant, d’un portrait n’emportant pas l’enthousiaste conviction.

5/.- Ernest MARTIN ⇒ 11/09/-2, 18h15
Un professeur suivi chaque année par 600 planétariums aux Etats-Unis. Son site est toujours accessible malgré les ennuis récents que lui font certains groupes de pression : « The Star of Bethlehem : The Star That Astonished the World » (askelm.com/star/index.asp). Il est le seul à prendre en compte le dernier livre de la Bible, l’Apocalypse, décrivant La Femme enveloppée de Soleil, la Lune sous ses pieds dans le signe de la Vierge.
Le thème nous montre donc 5 planètes en 36°, dont 4 en Vierge. En maisons 6 et 7, la famille des luminaires avec Lune en Balance et ses deux enfants sages Vénus et Mercure, accompagnés du sinistre Dieu des Enfers. Mars et Neptune sont élevés, Uranus 20°02’ au lever s’oppose à Pluton 19°36’. Jupiter sans aspects en Lion renforce le Soleil, son maître. Les aspects forment la figure remarquable d’une pyramide ou d’un tétraèdre. Encore une fois, pour nos yeux aveugles, peu de choses qui font penser au Fils de l’Homme et encore moins au Fils de Dieu.

6/.-John PRATT ⇒ 05/04/-1, 17h00, Pâques
Un savant mormon (johnpratt.com) spécialiste entre mille autres choses des calendriers.
Dessin des aspects déjà remarquable ressemblant de façon incompréhensible 1 an 5 mois et 6 jours après au précédent d’Ernest Martin. Conjonction Jupiter-Lune à nouveau et au Levant. Saturne culminant déjà.
Pour montrer que l’on peut faire dire presque ce que l’on veut à un thème, j’ai recueilli les images monomères et les ai attribuées à un épisode de la vie de Jésus ou un personnage proche.
Il suffit d’agrandir la vue pour rendre lisible le panorama de ces allusions.

7/.- Denys MINOR ⇒ 25/12/01, 00h00, Hanouka ?
Toutes les hypothèses précédentes et celle-ci placent la naissance de Jésus à Bethléhem en accord avec les savants religieux consultés par le Roi Hérode. Et il n’y a pas loin et parfois coïncidence parfaite entre
le 25 décembre de Noël et le 25 Kislev d’Hanouka.
Le thème est frappant par la justesse de ses aspects. Il a été déjà montré dans le premier article de ce site. Le dessin: une pyramide vue du dessus ou un grand carré angulaire, bref, une croix. Cela existe certes et se rencontre mais ce Saturne culminant et cette opposition au Soleil est écrasante tandis que la Lune souffre de son côté en 12 près de l’Ascendant occupé par l’ennemi (opposition Pluton 0° 02’ Balance-Uranus 0°04 Bélier (comme pour la présence du Soleil de Rouen sur le Pluton de Domrémy de l’article précédent, cela ne pouvait être combiné à l’époque Uranus ayant eté découverte au 18ème siècle et Pluton au 20ème.
C’est le thème le plus touchant, le plus puissant et notre préférence. Merci Denys.
Oui, pourquoi serait-ce l’Église qui au IIIème siècle aurait investi la date d’une fête au Soleil Invaincu ou à Mithra (dont le culte à l’époque n’était pas encore passé des légions à la société civile: Merci Domitien) et non le contraire : un empereur s’essayant à son tour d’apprivoiser le monothéisme bientôt enfin triomphant ? Idem, vis à vis de la religion juive : pourquoi est-ce le christianisme que l’on dit vouloir remplacer la synagogue alors que l’on peut fort bien présumer d’une conversion quasi-complète du peuple juif à Jésus, fors la fine fleur de ses élites, et donc du nouveau visage « messianique » du judaïsme de toujours ?
La guerre de Néron et la destruction du Temple, la guerre d’Hadrien et la destruction de Jérusalem et surtout entre les deux, occultée par les 2 religions actuelles, la guerre de Trajan et la schoah d’Alexandrie, de Ctésiphon et de tout l’Orient ont permis de rebattre les cartes à partir d’un petit reste sémite en inventant la religion rabbinique nouvelle dans la diaspora (i) et de romaniser la religion mosaïque christianisée en terre des Gentils (ii).
Les chrétiens d’Orient actuels, pont entre ces deux religions et témoins des chrétiens d’Arménie, de Perse ou de Syrie, d’Ethiopie ou d’Egypte dont les ancêtres ont connu ce mosaïsme messianique des origines, ne seraient donc pas persécutés pour rien par la troisième, précipice entre ces deux religions et dont les ancêtres avaient violemment rejeté le dit mosaïsme messianique avec les élites qu’ils abhorraient mais pour des raisons non plus de domination politique et religieuse sur la nation mais de domination domestique et sociale sur les femmes et les esclaves (au temps des razzias prospères sur plusieurs siècles, un esclave chrétien était parfois vendu pour un oignon dans certains ports de Méditerranée).
8/.- Ajout du 27 janvier 2026: L’hypothèse messianique. Des chrétiens tenant de l’antique religion de Moïse mais qui croient en Jésus (pour un catholique lambda, une autre sorte de protestants mais atypiques). En se basant sur les prophéties de Daniel (comme notre ami mormon de la sixième hypothèse ci-dessus mais avec des résultats bien différents) et sur beaucoup d’autres, ils arrivent à la date de la Fête des Tabernacles en l’an -5! Comme je n’ai aucune idée assurée en la matière, voici le dessin que je trouve en prenant la date de cette fête dans le calendrier grégorien 2026 (!) et en la transposant dans le calendrier julien (??) en -5. Puis en choisissant entre les 3 jours qui le suivent celui qui me semblait le plus prometteur. Bien sûr, je remplacerai par la vraie date dès que je la connaîtrai. Mais le résultat m’impressionne assez pour que je réserve mon avis, si Dieu le veut, à Pâques où à chacune des 7 options de naissance viendra s’adjoindre son pendant de la crucifixion. Nous pourrons dire alors ce qui a motivé les Mages (l’option 7, ma préférée n’était pas visible dans le ciel avec 3 planètes inconnues alors que c’est bien le cas de la 8 ci-dessous).

Voilà, 6 « astres sur 7 s’opposant 3 par 3 lors d’une pleine lune, le septième se mettant au service du Soleil. Les planètes Jupiter et Saturne sont dans le même signe en position élevée en 10 avec la Lune.
Bonsoir Gémini. Pouvez-vous me donner le mot à mot en langue hébraïque, sa prononciation et sa signification en français du texte ci-après:
« A nascita di Cristu : Perchè Dionisu u Piacevule avia ragiò.
Dapoi seculi, si dice chì Dionisu u Piacevule s’hè sbagliatu annantu à a data di a nascita di Ghjesù. Ma, grazia à i travagli d’Henriette Horowitz è à l’astrunumia antica, stu testu prova chì u monu avia ragiò. L’astri è a scenza di i Rè Magi cunfermanu a tradizione cristiana contr’à l’errori di a mudernità. »
Gemini said
Bonsoir ! C’est un exercice intéressant. Le texte que vous avez soumis est en corse et traite d’un sujet historique et astronomique passionnant : la datation de la naissance du Christ par Denys le Petit (Dionysius Exiguus).
Voici la traduction mot à mot en hébreu, avec la prononciation phonétique et la signification correspondante.
Traduction segmentée (Corse → Hébreu → Français)
Texte Original (Corse)Hébreu (Carré)PrononciationSignification Française
A nascita di Cristuהולדת המשיחHuledet HaMashiachLa naissance du Christ
Perchèכי / מפני שKi / Mifnei she…Parce que / Car
Dionisu u Piacevuleדיוניסיוס הענוDionisius HaAnavDenys le Petit (l’Humble)*
avia ragiòצדקTzadakAvait raison
Dapoi seculiבמשך מאות שניםBe-meshekh me’ot shanimDepuis des siècles
si dice chìאומרים שOmrim she…On dit que
s’hè sbagliatuטעהTa’ahS’est trompé
annantu à a dataלגבי התאריךLe-gabei ha-ta’arikhConcernant la date
Ma, grazia àאבל, הודות לAval, hodot le…Mais, grâce
ài travagli diעבודותיה שלAvodoteyha shel…Les travaux
del’astrunumia anticaהאסטרונומיה העתיקהHa-astronomia ha-atikaL’astronomie antique
stu testu provaטקסט זה מוכיחTekst ze mokhiakhCe texte
prouveu monuהנזירHa-nazirLe moine
L’astriהכוכביםHa-kokhavimLes astres (les étoiles)
a scenzaהמדעHa-madaLa science
i Rè Magiשלושת האמגושיםShloshet ha-amgushimLes (trois) Rois Mages
cunfermanuמאשריםMe’ashrimConfirment
a tradizioneהמסורתHa-masoretLa tradition
contr’à l’erroriנגד הטעויותNeged ha-ta’uyotContre les erreurs
a mudernitàהמודרניותHa-moderniyutLa modernité
Note linguistique importante
Dionisu u Piacevule : En corse, « Piacevule » signifie littéralement « agréable » ou « plaisant ».
Cependant, historiquement, ce personnage est connu sous le nom latin de Dionysius Exiguus.
En français, on l’appelle Denys le Petit.
Le terme « Exiguus » (petit) était une marque d’humilité. C’est pourquoi j’ai utilisé en hébreu le mot HaAnav (הענו), qui signifie « l’humble », pour rester fidèle à l’esprit du nom historique.
(Remarque de Théophile de l’Etoile : d’autres penchent pour une allusion au pays d’origine de « Dyonisius minor » – la « Scythie mineure »- même si lui-même se désignait comme « Le petit »).
Synthèse de la phrase principale en hébreu.
Si vous souhaitez lire la thèse centrale du texte en hébreu :הכוכבים ומדע האמגושים מאשרים את המסורת הנוצרית.(Ha-kokhavim u-mada ha-amgushim me’ashrim et ha-masoret ha-notzrit.) »Les astres et la science des Mages confirment la tradition chrétienne. »